
L’entreprise familiale centenaire Chaux Saint-Astier engage un investissement stratégique de 40 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle unité de production décarbonée en Dordogne. Une initiative industrielle ambitieuse, alliant performance environnementale, innovation technologique et valorisation des savoir-faire historiques.
Leader indépendant français des chaux hydrauliques naturelles, Chaux Saint-Astier franchit une étape majeure de sa transformation avec la construction d’une usine nouvelle génération, à horizon 2028. Ce projet, ancré à Saint-Astier (24), marque l’aboutissement d’une stratégie RSE ambitieuse et vise une réduction de 25 % de l’empreinte carboned’ici 2030.
Une usine innovante au cœur du Périgord
Implantée sur 5 hectares, la nouvelle unité industrielle intégrera des technologies inédites à l’échelle mondiale :
- Récupération de chaleur fatale
- Réutilisation des eaux de pluie dans le process
- Panneaux photovoltaïques couvrant jusqu’à 40 % des besoins
- Filtration des poussières avec un rendement de 98 %
- Recyclage des fines de carrières
- Transition énergétique vers le gaz naturel (2028), puis le biogaz (2030)
L’objectif est clair : s’affranchir du charbon, optimiser les rendements énergétiques et réduire les émissions de CO₂ à chaque étape de la production.
Un modèle d’industrie durable et territoriale
L’entreprise, qui emploie 150 personnes majoritairement issues du territoire, revendique une gestion raisonnée du gisement calcaire et un ancrage fort dans les boucles courtes locales. Le projet a reçu le soutien de l’ADEME, de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’Union européenne, via la feuille de route Néoterra.
Chaux Saint-Astier mène également des programmes de R&D en partenariat avec des laboratoires et industriels, visant à développer des formulations biosourcées (chanvre, lin, terre) et des produits à faible impact, comme la gamme Novaskin lancée en 2024.
Une vision globale, tournée vers le patrimoine et l’export
Référence en restauration de monuments historiques en France et à l’international (Notre-Dame, Pont du Gard, Gaudí à Barcelone…), Saint-Astier structure aussi son développement à l’étranger, avec une cellule export active depuis 2021 (Canada, États-Unis, Moyen-Orient). Le secteur international représente déjà 17 % de son chiffre d’affaires.
