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Conjoncture du bâtiment : les prévisions étaient justes

La CAPEB fait état d’un repli de 3 % par rapport au 1e trimestre 2012 marqué par un recul de 6% dans le segment du neuf et -1,5% dans celui de l’entretien-amélioration. La construction neuve a été gravement touchée en raison d’une conjoncture particulièrement difficile et de conditions climatiques rudes. On compte 336 000 mises en chantier fin février 2013, ce qui représente une baisse de -18,3% sur les 12 derniers mois cumulés. Autre tendance préoccupante : la croissance les travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements (APEL) fléchit fortement : +0,5% de progression contre +3% au même trimestre de l’année précédente. La dégradation du volume d’activité se situe entre -2% et -4% pour les différents métiers, la maçonnerie restant une fois encore la profession la plus impactée. L’activité enregistre un net recul dans l’ensemble des régions, avec un moindre repli dans le Sud-Est et le Sud-Ouest. Toutes les entreprises ont vu reculer leur activité, quelle que soit leur taille (moins de 10 salariés, entre 10 et 20 salariés). De plus, les chiffres consolidés de 2012 corroborent les estimations qui avaient été annoncées : 10 000 emplois ont été perdus dans l’artisanat du bâtiment (soit plus de 800 emplois par mois).

À plus grande échelle, 25 288 emplois ont été détruits dans le secteur du bâtiment (soit 2000 par mois). 38% des professionnels font état d’une détérioration de leur trésorerie au 1er trimestre 2013 (contre 26% au trimestre précédent). Cet indicateur atteint son niveau le plus bas depuis le début de la crise : ce solde d’opinion a été multiplié par 3 depuis le 1er trimestre 2012. 47% des entreprises font état de besoins de trésorerie et 60% d’entre elles évoquent un besoin supérieur à 10 000 euros (contre seulement 27 % en janvier 2011). En avril 2013, le montant moyen des besoins de trésorerie passe à 22 000 euros. Fait marquant : dans 60% des cas, les entreprises font des relances auprès de leurs clients et ne peuvent compter que sur elles-mêmes ! Ces besoins de trésorerie sont à mettre en lien avec les délais de paiements des clients. 15% des entreprises déclarent une hausse des délais de paiements ; 69% des entreprises déclarent un retard de paiements ; ils sont 44% à déclarer une hausse de ces retards.

Les carnets de commandes sont inférieurs à 3 mois et représentent 87 jours de travail. Le secteur de l’entretien-rénovation est particulièrement affecté : 45% des professionnels déclarent une chute des prises d’ordre.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, rappelle : « Nous travaillons actuellement sur plusieurs pistes qui permettront d’améliorer le contexte économique pour les artisans et les petites entreprises du Bâtiment : la lutte contre les fraudes et la concurrence déloyale, l’assainissement des pratiques des auto-entrepreneurs, des solutions de financement des entreprises et le toilettage des normes et des règlementations. J’ajoute, et j’insiste, sur l’importance de la pérennisation du financement des formations Feebat. Nous nous battons sur tous ces fronts pour sauver le secteur. Enfin, nous défendons devant tous nos interlocuteurs la TVA à 5% pour la rénovation des logements existants. Nous n’en démordrons pas, parce que c’est une mesure absolument nécessaire pour relancer l’activité. »

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