Le G7 Patrimoine a publié, le 30 octobre 2025, un communiqué de soutien aux CAUE, alertant les pouvoirs publics sur les difficultés financières rencontrées par ces organismes et appelant à garantir la pérennité de leur réseau, essentiel à la qualité architecturale et paysagère sur l’ensemble du territoire. 

Les CAUE (Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) sont présents dans près de 92 départements. Institués par la loi de 1977, ils assurent une mission d’intérêt public : fournir conseils, expertise et accompagnement gratuits aux maîtres d’ouvrage, aux collectivités, aux particuliers ou aux élus dans tous les domaines touchant à l’architecture, l’urbanisme, l’environnement et la qualité du cadre de vie. 

Selon le G7 Patrimoine, les CAUE subissent aujourd’hui de graves dysfonctionnements dans la perception de la fraction de la taxe d’aménagement qui leur est destinée — ressource essentielle à leur fonctionnement. Ces défaillances, combinées à un contexte délicat pour le secteur de la construction, menacent la survie d’un réseau dont la vocation est de garantir la qualité architecturale et paysagère des projets locaux. 

Le texte du communiqué s’adresse aux pouvoirs publics, exigeant que des mesures soient prises rapidement pour restaurer les financements et éviter la disparition de structures réputées utiles, voire indispensables : « notre pays a besoin des CAUE », affirme le G7 Patrimoine, au nom de ses 100 000 adhérents directs ou indirects. 

Du côté de la société civile, le réseau CAUE représente un maillage dense d’expertises pluridisciplinaires — architectes, urbanistes, paysagistes, techniciens — qui interviennent gratuitement ou à faible coût pour soutenir des projets d’aménagement, de restauration ou de construction respectueuse des contextes locaux. Ce rôle est d’autant plus stratégique dans un moment où les enjeux de qualité architecturale, de transition énergétique, d’environnement et de préservation du patrimoine sont croissants. 

Pour la communauté du patrimoine, l’appel du G7 Patrimoine sonne comme un signal d’alarme. Il met en lumière les fragilités d’un maillon essentiel à la conservation, à l’aménagement raisonné et à la qualité du cadre bâti — et invite à reconsidérer le statut et le financement des CAUE, dans l’intérêt général.