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La banque de semences mondiale du patrimoine végétal cultivé va améliorer ses capacités de stockage

La réserve qui conserve les semences de nombreuses cultures essentielles dans un espace sous-terrain près de Svalbard en Norvège, célébrera bientôt son 10ème anniversaire. C’est l’adoption du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture en 2001 qui a donné au gouvernement norvégien l’élan nécessaire pour lancer ce projet.

La réserve de Svalbard conserve près d’un million de plantes uniques. Alors que les agriculteurs les ont cultivées pendant plusieurs millénaires, le fait de mettre l’accent sur la protection de la diversité des cultures ex situ est historiquement lié à Nikolai Vavilov, fondateur de l’une des premières banques de gènes en Russie, en 1921. Dans le but de mettre un terme aux famines, le botaniste a voyagé à travers plus de 60 pays, récoltant les témoignages des agriculteurs et collectionnant les semences, en gardant à l’esprit leur potentiel de résistance dans un monde en constante évolution. Les nombreuses adhésions aux banques de gènes qui s’en sont suivies ont permis de cultiver des variétés de culture mieux adaptées à la production alimentaire, comme par exemple celles résistantes aux maladies de la rouille qui peuvent décimer des récoltes entières de blé et de maïs. Elles ont également permis de produire des variétés de riz capables de résister aux sols salins, de rendre des espèces très domestiquées encore plus résilientes et de contribuer aux innovations nécessaires afin de faire face au changement climatique, tels que le fait d’arriver à maturation plus rapidement ou encore une meilleure tolérance face à la sécheresse.

Après dix années de fonctionnement, le gouvernement norvégien débloque des fonds pour sécuriser davantage la réserve de semences et ouvrir son espace de stockage aux banques de gènes du monde entier. Le projet comprend la construction d’un nouveau tunnel d’accès en béton, d’un bâtiment de service pour placer des sources d’énergie et de refroidissement d’urgence ainsi que d’autres équipements émetteurs de chaleur en dehors de la cavité souterraine.

Photo : Landbruks-og matdepartemente

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