La CAPEB fait état d’un repli de -2,5% par rapport au 4e trimestre 2011 marqué par un recul de -4% dans le segment du neuf et -1,5% dans celui de l’entretien-amélioration. Le secteur de la construction neuve a particulièrement souffert ces derniers mois : les mises en chantier de logements se sont effondrées de -23,8 % entre septembre et novembre 2012 (par rapport à la même période de l’année précédente).

La fin d’année 2012 est marquée par de tristes records : en novembre, pour la première fois de l’année, le nombre de permis de construire déposés sur 12 mois cumulés est en recul : -1,4 %. L’entretien- amélioration voit également son activité régresser de -1,5 %. La hausse du taux de TVA de 5,5 % à 7 % et la chute d’environ 25 % des transactions immobilières dans l’ancien en 2012 ont particulièrement marqué ce marché. Au dernier trimestre 2012, l’ensemble des métiers affiche une baisse d’activité comprise entre – 1,5 % et – 4 %, la maçonnerie restant l’activité subissant le recul le plus important. Contrairement au trimestre précédent, les entreprises artisanales, comprises entre 10 et 20 salariés, connaissent une dégradation de l’activité plus importante (-3 %) que les entreprises de moins de 10 salariés (- 2,5 %) au 4e trimestre.

Seule lueur d’optimisme, les travaux d’APEL qui sont encore en croissance positive de +1 %, même si cette croissance ralentit fortement puisqu’elle était de +4,5 % au même trimestre de l’année précédente. Avec les ECO Artisans et leur offre ECO Rénovation, la CAPEB met tout en œuvre pour permettre aux artisans du bâtiment de saisir cette bouée de sauvetage.

La baisse d’activité se conjugue malheureusement à une détérioration des carnets de commandes ce trimestre, tant dans la construction neuve qu’en entretien-amélioration mais dans des proportions différenciées. En effet, près de 37 % des entreprises artisanales indiquent une baisse des carnets de commandes dans la construction neuve et 28 % en entretien-amélioration. L’ensemble des corps de métiers est concerné par cette dégradation. Enfin, tendance qui se confirme, trimestre après trimestre, plus d’un quart des professionnels déclarent (en solde d’opinion) subir une détérioration de leur trésorerie. Cet indicateur atteint ainsi son niveau le plus bas depuis deux ans.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, s’alarme : « La chute de notre activité s’accélère, sans aucun espoir de reprise. Pour éviter le pire, nous attendons un signal politique fort, notamment pour ce qui concerne la construction de 500 000 logements neufs et la rénovation énergétique de 500 000 logements existants annoncées par le Gouvernement. Nous ne comprenons pas pourquoi il n’investit pas dans un secteur qui a vocation à créer de la richesse, des emplois et à maintenir le tissu économique local ! Nous espérons que le Pacte pour l’Artisanat, dont les grandes lignes sont présentées ce jour au Conseil des Ministres, apportera un début de réponses aux préoccupations des artisans du bâtiment».

89 % des entreprises prévoient de maintenir l’emploi à son niveau actuel au premier semestre 2013.Ce chiffre diffère selon la taille de l’entreprise, 91 % des chefs d’entreprises de 1 à 5 salariés présagent un maintien de leur effectif contre 81 % des chefs d’entreprises de 10 à 19 salariés.6 % des chefs d’entreprise envisagent de licencier ou de ne pas renouveler les contrats au 1er semestre 2013.Dans ce cas-là, 65 % ne renouvellent pas les contrats et 35 % licencient.Enfin, seulement 5 % des entreprises pensent embaucher des salariés supplémentaires (contre 10 % au premier semestre 2011).Au premier semestre 2013, les entreprises sont donc plus nombreuses à envisager de licencier ou de ne pas renouveler les contrats qu’à embaucher. Avec un recul d’activité pour 2013 prévu à ce jour de -3%, c’est près de 20 000 postes qui pourraient disparaitre dans l’artisanat du bâtiment en 2013.

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