À Paris, l’îlot Bergère fait actuellement l’objet d’une importante opération de réhabilitation qui conjugue préservation patrimoniale et enjeux environnementaux. Situé dans le 9e arrondissement, cet ensemble de bâtiments du XIXe siècle conçu par l’architecte Édouard-Jules Corroyer est inscrit aux Monuments historiques et accueille un vaste chantier piloté par PCA-Stream.

Dans ce contexte, le Groupe Lorillard mène une démarche de restauration et de réemploi des menuiseries bois historiques du site. L’opération porte notamment sur les fenêtres à mouton et gueule de loup d’origine, emblématiques de l’architecture parisienne de cette période.

L’objectif consiste à conserver un maximum d’éléments existants tout en améliorant les performances thermiques et fonctionnelles des ouvrages. Pour cela, Lorillard a développé un protocole spécifique de réemploi autour d’une fenêtre test, permettant d’évaluer les capacités de restauration et les performances techniques des menuiseries conservées.

Les ouvrages restaurés ont fait l’objet d’essais réalisés par le CEBTP afin de vérifier leur comportement mécanique, leur étanchéité et leur durabilité. Les vitrages existants sont remplacés par des verres sous vide afin d’améliorer les performances thermiques tout en respectant l’esthétique patrimoniale des façades.

Le chantier mobilise également une organisation spécifique directement sur site, avec des ateliers dédiés à la restauration, au décapage et à la remise en œuvre des fenêtres. Chaque menuiserie bénéficie d’un suivi individualisé grâce à un système de traçabilité numérique mis en place par les équipes de Lorillard.

Au-delà de l’aspect technique, cette opération illustre l’évolution des pratiques dans le domaine de la restauration patrimoniale. Le réemploi des composants existants devient progressivement un levier de réduction de l’empreinte carbone des chantiers, tout en participant à la conservation de la matière ancienne et des savoir-faire associés.

À travers ce projet, le Groupe Lorillard affirme son engagement sur les enjeux de réemploi appliqués au patrimoine bâti, dans un contexte où la restauration des édifices anciens doit désormais composer avec les impératifs de sobriété carbone et de préservation des ressources.

Photos ©Lorillard