La ministre l’avait dit, elle a demandé au préfet de la Région Ile-de-France de supprimer l’interdiction des feux de cheminée qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2015. Il s’est exécuté, la préfecture a pris lundi l’arrêté qui annule l’interdiction.

Pourtant, selon Airparif, l’organisme qui surveille la pollution de l’air à Paris, le chauffage au bois, représente près d’un quart des émissions de particules fines dans la région, soit presque autant que les transports. En Ile-de-France, le bois représente plus de 90% des émissions de particules fines du secteur résidentiel alors qu’il ne représente que 4% des besoins de chauffage. La cheminée à foyer ouvert est l’appareil de chauffage ayant le pire rendement. Il n’y a pas de vitre de protection ni d’enceinte de combustion : le bois brûle à l’air libre. La combustion se fait dans des conditions physiques inadaptées : le rendement tourne autour de 10% et l’émission de particules bat des records. C’est pourquoi l’utilisation des foyers ouverts est interdite en Ile-de-France depuis 2007, sauf pour le chauffage d’appoint ou à des fins d’agrément et qu’elle devait être totalement interdite.

A quand une obligation de remplacer les foyers ouverts par des inserts ou des poêles performants ? Ces appareils sont dotés d’un bon rendement énergétique et émettant peu de polluants atmosphériques, notamment ceux qui bénéficient du label de qualité Flamme Verte 5 étoiles.

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