La Mission Patrimoine dévoile les 100 sites départementaux sélectionnés pour l’édition 2026 du Loto du patrimoine. Édifices religieux, châteaux, patrimoine industriel, rural ou civil composent une sélection répartie dans toute la France métropolitaine et en outre-mer. Le montant attribué à chaque projet sera annoncé en fin d’année.
Après les 18 sites emblématiques des régions dévoilés au printemps, la Mission Patrimoine complète sa sélection 2026 avec 100 projets départementaux. Portée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine avec le soutien du ministère de la Culture et de FDJ United, l’opération entre cette année dans sa neuvième édition. Près de 650 nouvelles candidatures ont été déposées pour cette édition. Les dossiers ont été instruits par les délégations départementales et régionales de la Fondation du patrimoine, avec la participation du ministère de la Culture pour les immeubles protégés au titre des monuments historiques. La sélection repose sur quatre principaux critères : l’intérêt patrimonial et culturel du site, son état de péril, la maturité du projet de restauration ainsi que son impact sur le territoire et les perspectives de valorisation.
Du patrimoine religieux aux architectures du XXe siècle
Les 100 lauréats témoignent d’une définition large du patrimoine. Les édifices religieux représentent la catégorie la plus importante de la sélection, mais côtoient châteaux et demeures, patrimoine industriel et artisanal, constructions rurales et agricoles, jardins, ouvrages liés à l’eau ou encore architectures militaires. Certains projets concernent des monuments anciens bien identifiés, comme le châtelet du château de Vitré en Ille-et-Vilaine, le château de Bonaguil dans le Lot-et-Garonne, l’ancienne abbaye et cathédrale Saint-Michel de Sospel dans les Alpes-Maritimes ou le château de Turenne en Corrèze. D’autres illustrent l’élargissement progressif du champ patrimonial. La sélection comprend ainsi la station météorologique de la Montagne du Calvaire à Château-Chinon, un ancien sanatorium à Bergesserin, en Saône-et-Loire, le fumoir des anciens abattoirs de La Châtre ou encore la tour à plomb de Couëron, en Loire-Atlantique.
En Île-de-France, huit sites ont été retenus, parmi lesquels Notre-Dame de la Compassion à Paris, l’ancien prieuré des Moulineaux à Poigny-la-Forêt, le nymphée du Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux ou encore la piscine de Marville à Saint-Denis.
Des monuments protégés, mais pas seulement
La sélection fait également apparaître la place importante du patrimoine non protégé. 47 % des 100 sites ne bénéficient d’aucune protection au titre des monuments historiques, contre 25 % de sites inscrits et 28 % de sites classés. Cette proportion souligne l’un des rôles de la Mission Patrimoine : apporter des moyens à des édifices présentant un intérêt local ou territorial mais ne bénéficiant pas nécessairement des dispositifs associés à la protection au titre des monuments historiques.
La nature des propriétaires est elle aussi diverse : collectivités publiques, propriétaires privés et associations peuvent bénéficier du dispositif dès lors que les projets répondent aux critères de sélection.
Plus de 1 080 sites accompagnés depuis 2018
Créé à la suite de la mission confiée à Stéphane Bern en 2017 pour identifier le patrimoine en péril et rechercher de nouvelles sources de financement, le Loto du patrimoine a accompagné plus de 1 080 sites depuis sa première édition en 2018. Selon le bilan communiqué par la Fondation du patrimoine, plus de 70 % des projets sélectionnés depuis l’origine sont aujourd’hui sauvés ou en voie de l’être. 514 chantiers sont terminés et 281 sont actuellement en cours. Au total, plus de 383 millions d’euros ont été mobilisés pour les travaux de restauration des sites retenus : plus de 210 millions proviennent du Loto du patrimoine, 118 millions de crédits du ministère de la Culture attribués aux projets portant sur des monuments historiques et 55 millions de mécénats, dons et ressources propres collectés par la Fondation du patrimoine.
Les dotations connues en fin d’année
Le montant attribué à chacun des 100 projets départementaux sélectionnés en 2026 dépendra des recettes générées par les jeux Mission Patrimoine et sera annoncé en fin d’année. La nouvelle campagne débute ce 31 août avec un jeu à gratter dont 1,86 euro par ticket acheté doit être reversé à la Fondation du patrimoine. Huit tirages Loto seront également organisés entre le 7 et le 21 septembre, auxquels s’ajoutera un Super Loto le 18 septembre, à la veille des Journées européennes du patrimoine.
Les dotations accordées aux 18 sites emblématiques régionaux, annoncés en avril, seront quant à elles dévoilées lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026.
Au-delà de l’apport financier, cette nouvelle sélection met en lumière un ensemble de patrimoines souvent fragiles et parfois peu connus, dont les projets de restauration associent sauvegarde architecturale, maintien des savoir-faire et nouveaux usages.



