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Patrimoine religieux, chefs-d’oeuvre en péril ?

Patrimoine religieux, chefs-d’oeuvre en péril ?

Notre histoire nationale présente un positionnement très sensible entre laïcité et religion. Le patrimoine religieux souffre aujourd’hui d’un manque de reconnaissance et de compréhension par le grand public, associé à une baisse des subventions, rendant parfois difficiles son entretien et sa restauration.

Dossier réalisé par Orianne Masse

Clocher de l’église d’Ychoux (Landes) Photo : Bouchet SARL

Questions aux Architectes

Martin Bacot, architecte en chef des Monuments historiques, agence Archipat (Lyon), a notamment la charge de la cathédrale Sainte-Bénigne à Dijon (Côte-d’Or) et de la cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-André de Saint-Claude (Jura) ; l’agence Archipat intervient également pour la conservation de nombreux édifices religieux, essentiellement dans le Sud-Est de la France. Suzana Guenego, Architecte du patrimoine, a travaillé sur une quarantaine d’églises franciliennes, notamment en Seine-et-Marne.

Suzana Guenego
Martin Bacot

Atrium : Pourquoi sauvegarder le patrimoine religieux s’il est moins utilisé ?

Suzana Guenego : Depuis quinze ans que je travaille sur le patrimoine religieux, je me suis rendu compte que l’église est la racine du village, un signal urbain, un lieu de rencontre. Ces édifices sont l’expression même des trois qualités définies par Vitruve : firmitas, utilitas et venustas (solidité, utilité et beauté). Certes, l’utilité varie selon les époques, mais, aujourd’hui encore, l’église est associée à des événements de la vie (baptême, mariage, enterrement). Sans être religieux, les habitants sont attachés à leur église, et il est important de les faire participer au projet : c’est valorisant pour eux, mais aussi pour la commune, pour l’architecte, pour les entreprises qui réalisent les travaux. Comme une ruche, on vibre ensemble au rythme de l’édifice qui agit comme un catalyseur d’énergies.

Atrium : Quel est le rôle de l’État dans la sauvegarde du patrimoine religieux ?

Martin Bacot : Les pouvoirs publics ont un triple rôle dans cette sauvegarde : l’inventaire et la documentation, notamment en vue de la protection ; le contrôle des conditions de conservation et de restauration du patrimoine protégé ; enfin, le soutien financier auprès des propriétaires (publics ou privés) pour l’entretien et la restauration. La protection reconnaît à un patrimoine une valeur d’intérêt public, c’est ce qui justifie le rôle de l’État auprès du patrimoine religieux dans le cadre de la laïcité. Mais il n’est pas seul à jouer un rôle déterminant : le soutien financier des collectivités locales (régions, départements) et le mécénat sont essentiels à la sauvegarde, notamment du petit patrimoine religieux propriété des communes, dont la plupart ne peuvent faire face seules à son entretien et à sa restauration. Qu’on en juge : de nombreuses églises souffrent d’un déficit chronique d’entretien et n’ont pas connu de restauration importante depuis le 19e siècle. Les montants des travaux nécessaires se comptent en centaines de milliers d’euros, voire en millions : sans la création de véritables « cordées » capables d’apporter une contribution forte, les communes ne peuvent pas faire face. Or l’entretien et la restauration de ce patrimoine sont des clés pour le dynamisme économique des régions (tissus de petites entreprises qualifiées, rayonnement des savoir-faire locaux, vie associative et culturelle autour des monuments, tourisme). De ce point de vue, la France présente une répartition du patrimoine religieux d’une richesse et d’une valeur exceptionnelles, c’est une chance qu’il faut saisir et qui prend véritablement le sens d’une cause nationale.

Suzana Guenego : Les contrats ruraux permettent de mener des campagnes de travaux significatives de l’ordre de 350 000 euros environ ; mais, pour cela, il faut une réelle volonté politique de la part de la commune. Certaines associations locales se mobilisent également, collectent des dons, font appel au mécénat participatif.

Atrium : Existe-t-il des disparités économiques liées à l’échelle des communes ou des édifices ?

Martin Bacot : Le gigantisme et la complexité des plus grands édifices (cathédrales, certaines collégiales ou abbatiales) peuvent poser des problèmes singuliers entraînant d’importants efforts financiers. L’État, propriétaire des cathédrales, déroule un véritable plan de restauration pluriannuel de ces édifices. Pour ceux appartenant aux communes, la situation est contrastée : dans les agglomérations qui disposent de moyens certains, les édifices religieux sont trop souvent les oubliés d’une politique culturelle qui pourrait pourtant rayonner grâce à eux. Mais en ce qui concerne les petites communes, il faut prendre conscience de l’état parfois dramatique d’édifices de grande taille (anciennes abbatiales par exemple) au regard des moyens disponibles. Heureusement, certaines communes ont su de façon exemplaire mobiliser autour d’elles pour la sauvegarde de leur patrimoine, et avec succès : preuve que c’est possible et, d’abord, une question de volonté, signe d’une relation forte entretenue par la collectivité avec son patrimoine.

Restauration du clocher de l’église de Moussy-le-Vieux (Seine-et-Marne) Photo : Suzana Guenego

Un patrimoine sensible

Les Français entretiennent un rapport singulier avec le patrimoine religieux. Cette situation est héritée de deux traumatismes historiques majeurs : la Révolution française au 18e siècle et la loi de séparation des Églises et de l’État au 20e. Une relation aux accents de « Je t’aime, moi non plus » qui donne, parfois, le tournis.

Le patrimoine religieux se trouve à la convergence de cette problématique : tantôt sublimé, tantôt déshérité. Il semble impossible de définir une seule tendance. Notre intérêt pour le patrimoine est pluriel, parfois rationnel et souvent sensible. Cette réalité émotionnelle se trouve encore renforcée par l’actualité politique et sociale que nous vivons.

Comment le définir ?

L’une des difficultés est de définir le patrimoine religieux : « Sa sauvegarde passe souvent par un travail de pédagogie, explique Marie-Laure Caze-Pain, déléguée générale de l’Observatoire du patrimoine religieux, association qui recense les édifices cultuels sur notre territoire. Souvent, l’argument de l’utilisation réduite est mis en avant, pourtant, on conserve bien les lavoirs, alors que plus personne ne s’en sert… On constate également une plus grande désaffection pour les édifices du 19e siècle, toujours boudés par le grand public. » Il est compliqué de faire reconnaître ce patrimoine comme historique, artistique et mémoriel quand beaucoup y voient seulement un lieu de culte. En France, il s’agit d’environ 90 000 bâtiments : catholiques en majorité, mais aussi protestants, juifs, musulmans, orthodoxes et bouddhistes.

État sanitaire déterminant

Le premier péril pour ces édifices est le manque d’entretien : humidité, défauts de couverture… Lorsque la commune ou l’association locale s’en rendent compte, le montant des travaux est déjà inabordable. Selon Suzana Guenego, Architecte du patrimoine, « c’est à ce moment-là qu’il faut montrer une approche humaine. Notre travail est de révéler le potentiel, la valeur historique et les spécificités architecturales de l’édifice ». Une première
tranche de travaux, aussi modeste soit-elle, permet de lancer la dynamique.
« Et cela ne sauve pas seulement l’édifice, précise l’architecte, cela permet aussi d’entretenir le tissu économique en faisant travailler les entreprises et de faire perdurer les savoir-faire. »

 Restauration des maçonneries, église de Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne) Photo : Suzana Guenego
 Bourdon de l’église Sainte-Anne de Turckheim (Haut-Rhin) Photo : Bodet Campanaire

Paysage architectural et sonore

Dans l’imaginaire collectif, le clocher agit comme un signal urbain et les cloches comme un repérage sonore. « Certains villages sont privés de ce rythme journalier et, pour les petites communes, cela résonne comme une absence de vie », explique Jean-Luc Ferrant, directeur général de Bodet Campanaire. La restauration de ces clochers constitue un travail d’expert alliant électriciens, forgerons et charpentiers. Parfois même,
il s’agit de création de cloches, illustrant cet attachement particulier à l’environnement sonore : à l’église Sainte-Anne de Turckheim (Haut-Rhin), un nouveau bourdon a été coulé par la Fonderie Cornille Havard et installé par l’entreprise Bodet pour enrichir la sonnerie actuelle.

Des alternatives parfois radicales

Face aux montants de travaux parfois rédhibitoires, certaines communes s’orien­tent vers la démolition pure et simple. En 2017, l’Observatoire du patrimoine religieux a recensé trois démolitions. On constate qu’il existe aussi des projets de destruction d’édifices qui ne présentent pas un état sanitaire critique. C’est le cas pour la synagogue Art déco rue Copernic à Paris ou l’église Notre-Dame d’Asnan dans la Nièvre. Des associations locales mènent aujourd’hui une action pour sauvegarder ces bâtiments menacés. La tentation de libérer du foncier en centre-ville semble très forte, et l’absence de protection patrimoniale rend ces opérations de démolition possibles. Vis-à-vis de ce patrimoine qu’elle ne peut entretenir, la commune peut aussi adopter une position moins radicale : la vente. Estimé comme n’importe quel autre bien, l’édifice religieux est vendu selon des critères de localisation, de superficie et d’état général. Même si cela reste ponctuel, cette tendance se développe. Zakaria Sbahi, responsable des relations presse de la plate-forme de ventes aux enchères Agorastore précise : « Nous travaillons depuis 2014 sur les problématiques liées au patrimoine immobilier des collectivités et les cas de ventes d’édifices religieux sont de plus en plus fréquents. Il s’agit souvent de communes qui possèdent plusieurs édifices religieux et qui, faute de moyens, vendent une chapelle ou une église secondaire. » Dernièrement, une chapelle désacralisée à Brest a été vendue, tandis qu’une chapelle du 16e siècle appartenant à un ancien centre hospitalier de Vesoul sera mise aux enchères fin mai.

Chapelle de l’ancien centre hospitalier intercommunal Paul-Morel de Vesoul, ensemble immobilier mis aux enchères en mai 2018 Photo : Agorastore
Chapelle Notre-Dame du Val Busnel à Fontaine-Henry (Calvados), campagne en cours Photo : Dartagnans
Chapelle Corneille, Auditorium de Normandie à Rouen : reconversion par l’Atelier d’architecture King Kong, Prix de la reconversion patrimoniale 2018 Photo : Éric Peltier

De nouveaux financements

Pour les communes qui choisissent de conserver leur patrimoine religieux, il faut trouver d’autres moyens de financement, car la baisse des subventions rend le montage des opérations encore plus compliqué. Depuis quatre ans, on voit apparaître de nouveaux acteurs du patrimoine. Les plates-formes de financement participatif permettent de sortir de l’oubli certains édifices patrimoniaux et de mener des campagnes de travaux ciblés. Chez Dartagnans, Romain Delaume, fondateur, déclare : « Pour sauvegarder le patrimoine, nous trouvons des financements et assurons la communication autour des monuments. » La société créée en septembre 2015 a déjà rassemblé 4 millions d’euros pour 200 porteurs de projets, dont 20 % concernent des édifices cultuels. Autre acteur, Commeon mène depuis trois ans une campagne de financement pour la restauration de l’église Saint-Germain-des-Prés. « 250 000 euros ont déjà été collectés pour cette église, expose Thérèse Lemarchand, présidente et cofondatrice de Commeon, et la part du mécénat participatif s’élève à environ 15 % de l’ensemble de l’opération. » Ces nouveaux protagonistes, qui sortent du cadre réglementaire traditionnel, prennent une place majeure dans le secteur et permettent de diversifier l’origine des fonds accordés aux travaux. Leurs stratégies marketing et de communication multicanal assurent une diffusion tout public de leurs projets. Ils deviennent des relais essentiels pour une prise de conscience collective de la richesse de notre patrimoine tout en développant des modèles économiques de start-up plutôt offensifs.

Des événements culturels plus nombreux

Face à la méconnaissance du public, des manifestations culturelles voient le jour. Pour faire connaître son patrimoine, la Conférence des évêques de France organise depuis 2011 la Nuit des églises. Cette année, la 8e édition se tiendra du 30 juin au 7 juillet. En 2016, 509 édifices, en majorité ruraux, ont ouvert leurs portes avec pour objectifs de favoriser la rencontre et de révéler leurs richesses artistiques. Une autre manière de découvrir le patrimoine qui relaie de manière plus intimiste l’engouement des Journées européennes du patrimoine.

Et la reconversion ?

Parmi les multiples conditions de conservation d’un édifice, la reconversion est évidemment la plus spectaculaire et devient presque une mode, parce qu’elle fait facilement image. Et pourtant, la question de l’adéquation des nouveaux usages doit rester primordiale, car la transformation lourde de tels édifices est toujours un traumatisme pour la partie la plus fragile du patrimoine : les épidermes, la patine, le mobilier et les œuvres d’art. Certes, l’enveloppe peut être conservée, mais il est important de garder à l’esprit la vocation initiale de ces édifices : le rassemblement de la collectivité, la solennité du lieu en tant que temple. Ces aspects doivent guider une reconversion réussie. Le patrimoine religieux a polarisé pendant des siècles l’espace urbain : s’il est souvent d’une valeur artistique remarquable, il est aussi le témoin de l’histoire collective. À ce titre, il éclaire notre présent et doit tisser le lien avec les générations futures. Au-delà des enjeux économiques, sa conservation relève surtout d’un choix de société et d’une acceptation dépassionnée de notre passé. Le principal enjeu pour la reconnaissance et la sauvegarde de ce patrimoine n’est-il pas déjà un apaisement des relations entre religion et laïcité ?

Les décors Photo : Barbara Spitzer

Un édifice parisien de l’architecture Art déco menacé de démolition dans le 16e

Depuis 2015, la synagogue Art déco de la rue Copernic est menacée de destruction par ses propres membres. Mise aux normes et manque de place ont poussé le conseil d’administration de l’ULIF (Union libérale israélite de France) à engager un projet de démolition de l’ancien lieu de culte au profit d’un nouveau centre culturel et cultuel imaginé par les architectes Valode et Pistre. Retour sur une polémique silencieuse.

En 2015, un premier projet de mise aux normes de la synagogue de la rue Copernic est évoqué par le conseil d’administration de l’ULIF, responsable du fonctionnement de l’édifice. En septembre 2016, l’opération a changé complètement : le conseil d’administration présente une maquette de façade extérieure, destinée à remplacer l’ancienne synagogue sur laquelle un nouveau centre culturel et cultuel  sera construit.

Querelle de clochers

Cette décision donne naissance à l’Asso­ciation de protection pour le patrimoine de Copernic (APPC), aujourd’hui, réunie autour d’Eva Hein-Kunze, secrétaire générale, pour empêcher sa destruction. « Cette synagogue, non protégée aujourd’hui, est un lieu mémoriel et artistique essentiel pour notre communauté et pour l’ensemble des citoyens. Il nous paraît impensable qu’elle disparaisse », précise-t-elle. Deux prises de positions totalement opposées qui mènent à un véritable « dialogue de sourds » pour Bernard Daltroff, vice-président de l’ULIF et partisan de la démolition.

Un chef-d’œuvre Art déco

Conçue par l’architecte Marcel Lemarié, la synagogue de la rue Copernic est construite en 1924 dans le style Art déco qui se développe dans les années 1920 : l’art des Années folles, mêlant sobriété, géométrie et matériaux nouveaux comme le béton armé et le métal. La synagogue est contemporaine d’édifices aujourd’hui reconnus et protégés comme le cinéma Louxor ou le théâtre Folies Bergère. Dans le 16e arrondissement, plusieurs habitations à bon marché, les fameuses HBM, sont aussi construites selon ce style. La synagogue dispose d’une façade sur rue discrète, ne laissant pas présager de l’intérêt de ses dispositions intérieures.

La salle de culte Photo : Barbara Spitzer

Spécificités des principes constructifs et des décors

L’utilisation de la toiture-terrasse est une signature du vocabulaire moderniste, à laquelle l’architecte a ajouté un éclairage zénithal original. Une lanterne est posée sur ce toit plat : une virtuosité technique rendue possible par l’utilisation du béton armé. Cette disposition rappelle à la fois les paquebots transatlantiques et l’éclairage des temples antiques. Elle peut aussi être rapprochée d’une autre coupole réalisée sur un édifice cultuel de la même époque : l’église du Saint-Esprit, dans le 12e arrondissement, imaginée par l’architecte Paul Tournon qui, pour sa part, est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. À l’intérieur, le vitrail réalisé par le peintre Pierre-Jules Tranchant confère une atmosphère lumineuse à la salle de culte. Les motifs inspirés de la Perse antique et des gloires chrétiennes baroques sont remarquables. Les inscriptions blanches calligraphiées et les bas-reliefs dorés sur les murs rappellent le temple égyptien, consacrant la vocation cultuelle de l’édifice.

Coupe de l’édifice, plan du permis de construire de 1923 dressé par Marcel Lemarié, archives de Paris Photo : Eva Hein-Kunze

Une valeur patrimoniale évidente…

Cette synagogue témoigne non seulement de l’histoire de l’architecture, mais aussi de celle des religions. C’est un édifice singulier, car il accueille la première synagogue libérale de France. Ce lieu de culte est également rescapé de deux attentats, en 1941 puis en 1980. Il s’agit aussi d’un lieu mémoriel essentiel, d’autant plus que la procédure judiciaire lancée après l’attentat de 1980 n’est pas terminée à ce jour…

… et pourtant contestée

Une visite d’évaluation patrimoniale par la Drac Île-de-France était prévue en octobre 2017, mais n’a pu aboutir à cause du blocage de la salle de culte par le conseil d’administration. Depuis, le projet architectural suit son cours, l’ULIF a obtenu l’accord de principe des ABF sur les dispositions en façade. De son côté, l’APPC déplore qu’aucune information concrète ne soit diffusée auprès de la communauté, dénonçant un verrouillage de la communication. Les membres de l’association, devenus persona non grata, éprouvent les plus vives difficultés à relayer leur action, tant auprès de la communauté que de la presse, des services municipaux et même des instances de l’État… Une chape de béton semble déjà tombée sur l’édifice.

Un projet à 22 millions

La démolition de la synagogue alarme l’association bien que, selon le conseil d’administration, certains éléments puissent être conservés : « Nous avons prévu de réinstaller la verrière, de récupérer les plaques commémoratives, de réutiliser certaines frises », explique Bernard Daltroff. Une intention certes louable, mais qui n’est pas garantie puisque ces éléments ne sont pas protégés. La dimension patrimoniale s’efface, ici, devant les impératifs de développement cultuel et culturel. L’esprit du lieu peut-il perdurer dans ces conditions ?

Plus d’informations : sauvegardecopernic.org