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Rathscheck SCHIEFER, la chartreuse de Neuville, un chantier de référence – Publi-information

Rathscheck SCHIEFER, la chartreuse de Neuville, un chantier de référence – Publi-information

Rathscheck SCHIEFER, la chartreuse de Neuville, un chantier de référence :

À quelques kilomètres du Touquet, sous l’égide d’une fondation et sur la base d’un partenariat associatif-privé- public innovant, la Chartreuse de Neuville renaît. Ce lieu riche de son histoire monastique, artistique et hospitalière, aujourd’hui Centre culturel de rencontre européen au service de l’innovation sociétale et artistique des territoires, constitue le plus grand chantier de monument historique de France.

La chartreuse de Neuville-sous-Montreuil aura traversé bientôt 700 ans d’histoire. Ce lieu qui n’avait pas vocation à accueillir le public semble, par son ordonnancement de bâtiment conventuel, encore imprégné du silence de ses occupants successifs : celui des moines chartreux qui en avaient fait vœu selon des règles strictes, celui des malades et des blessés dans un isolement relatif qu’elle a ensuite accueillis, avant que tente de s’installer le silence né de l’abandon du site. Tour à tour monastère, hôpital civil belge, hospice-asile, puis laissé en déshérence, le site, inscrit au titre des monuments historiques en 1993, en cours de restauration depuis un an, a subi auparavant les assauts de l’histoire et connu maintes transformations avant celle dont il fait l’objet aujourd’hui.

UNE HISTOIRE ET PLUSIEURS VIES

Le monastère est fondé par la noblesse à l’emplacement d’une chapelle en 1325, pour les chartreux, ordre religieux contemplatif vivant en retrait de la société, dont la journée est organisée autour des prières et des méditations. Deux sons de cloches rythment les journées : le premier clocher, temporel, sonne l’heure, tandis que le second, spirituel, sonne les offices. Plusieurs fois détruite puis reconstruite au cours des siècles, la chartreuse est vendue comme bien national en 1789. Après une nouvelle destruction, le monastère sera entièrement rebâti à partir des plans initiaux par l’ordre des Chartreux sous la direction deClovisNormand. L’Église est de nouveau consacrée en 1875.

La chartreuse renaît alors pour devenir une des plus grandes d’Europe : 18 000 m2 de bâti et 12 hectares de jardins, une vie monastique florissante et la présence de l’imprimerie générale de l’ordre. Les moines y demeurent jusqu’à leur exil en la chartreuse de Parkminster en Angleterre, suite à la séparation de l’Église et de l’État. Les bâtiments sont alors réquisitionnés. Au fil du temps, ils seront transformés tour à tour en hôpital, sanatorium, lieu de villégiature ouvrière, colonie de vacances, résidence d’été pour artistes où séjourneront d’illustres écrivains comme Jules Renard ou Guillaume Apollinaire. Asile psychiatrique à partir de 1947, la chartreuse fermera à la fin du 20e siècle. En 2000, elle est brièvement reprise par les Petites Sœurs de Bethléem, congrégation qui y renonce en raison du coût, trop important pour elle, des travaux nécessaires à l’éradication de la mérule.

DES TRAVAUX D’ENVERGURE

Le chantier devrait s’achever en 2021. Ce vaste programme de transmission d’un patrimoine au service d’un nouvel usage englobe cinq chapelles, trois cloîtres, 24 ermitages, une église, une bibliothèque, un porche et deux clochers. S’il réunit trois maîtrises d’ouvrage associées, une équipe de maîtrise d’œuvre et une vingtaine de corps de métiers, c’est aussi un chantier de formation : onze personnes ont bénéficié d’un contrat en apprentissage ou en insertion dont deux qui ont été pérennisés par les entreprises présentes à la chartreuse. Considérablement dégradé depuis une trentaine d’années, l’ensemble, à l’exception des dépendances, fait l’objet de deux phases de travaux tout en restant ouvert au public. La première porte sur le clos-couvert : façades, traitement de la mérule, charpentes, couvertures, vitraux et menuiseries extérieures. La seconde phase, consacrée à l’aménagement de la résidence hôtelière et des espaces associatifs.

Pour les besoins particuliers de cette réalisation l’entreprise Rathscheck SCHIEFER a sélectionné une carrière pour obtenir après la fente et le rondissage manuel, la production d’une ardoise structurée de caractère qui puisse correspondre aux exigences de la restauration de la Chartreuse de Neuville.

• Le chantier Rathscheck SCHIEFER en chiffres :

© Rathscheck SCHIEFER

– 159 600 ardoises en SIN 200
– 5 mm format 30×20
– environ 3600 m²
– couverture ardoises : Bernard Battais et Fils 


www.rathscheck.fr

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