La Cour administrative d’appel de Versailles a annulé, le 10 avril 2026, l’autorisation environnementale d’un projet éolien situé à proximité du Val de Loire, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une décision fondée exclusivement sur la préservation du paysage et des monuments.

Un projet en covisibilité avec des sites majeurs
Le projet, porté sur la commune d’Auzouer-en-Touraine, prévoyait l’installation de quatre éoliennes de grande hauteur à proximité de sites emblématiques tels que le Château d’Amboise, la pagode de Chanteloup ou encore le Château de Chaumont-sur-Loire.
Malgré son implantation en dehors du périmètre strict du bien UNESCO, le projet a été jugé de nature à porter atteinte aux perspectives paysagères et à la lecture de ces monuments, en raison de phénomènes de covisibilité.
Le paysage au cœur de la décision
La Cour s’est appuyée sur les dispositions du Code de l’environnement et sur le plan de gestion du Val de Loire, qui recommande d’éviter l’implantation d’éoliennes visibles depuis la vallée. Les juges ont considéré que la présence des éoliennes sur la ligne d’horizon, perceptible depuis plusieurs points hauts, altérait la qualité du paysage et la conservation des sites patrimoniaux.
Une décision emblématique
Cette décision illustre le poids croissant des enjeux paysagers dans l’appréciation des projets d’aménagement, en particulier dans des contextes patrimoniaux sensibles. Elle souligne également le rôle structurant du classement UNESCO et des outils de gestion associés dans la protection des grands paysages culturels.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Sites & Monuments
Photos : Château d’Amboise DR
